Le Festival de Montréal en lumière mise sur Paris


Pour fêter les 10 ans du volet gastronomique du festival Montréal en lumière, l'organisateur de ce festival, l'Équipe Spectra mise sur Paris et peut s'enorgueillir de remplir une grande partie des restaurants de Montréal durant le mois de février théoriquement calme.

Pour l'occasion, c'est Alain Passard qui a été désigné président.

À Paris comme ailleurs, la gastronomie a considérablement évolué depuis une quinzaine d'années, bien que la ville ait conservé ce qui a fait et fait encore son charme. Les bistros et les brasseries parisiennes, comme chez Lipp ou Bofinger, appartiennent, tout comme Le Pied de cochon des Halles, à des «incontournables» de la capitale française.

Mais Paris, ce sont aussi et surtout les grands palaces, qui ont su maintenir des restaurants de tradition réputés à l'intérieur des hôtels. Les exemples sont multiples: le Bristol avec Éric Fréchon, en quête de ses trois macarons au Michelin pour 2009; le Plaza Athénée avec le maestro Robuchon; l'hôtel Lucas-Carton avec Senderens; le Ritz, le Crillon ou encore l'hôtel Meurice, qui offrent tous des tables de grande qualité ayant largement contribué au fil du temps à la réputation de la ville de Paris et à la notoriété gastronomique de la France.

Puis, pour sortir des sentiers battus, Paris offre son lot de restaurants branchés. Des établissements où la jet-set parisienne aime se pavaner et se faire voir, des restos où la décoration prime sur la qualité des mets servis. Le Fief ou le Baxo, près du canal Saint-Martin, en sont des exemples.

Et comment pourrait-on à Paris omettre les grandes tables qui font encore recette: La Tour d'argent et son fameux canard à la presse, des restaurants comme Ledoyen, le Vivarois ou Chez Taillevent, le Grand-Vefour de Guy Martin? Ou Hélène Darroze, surnommée la princesse des Landes, avec son restaurant du 6e arrondissement qui propose sa fameuse selle d'agneau farcie au chorizo?

Depuis l'année dernière, le célèbre restaurant du deuxième étage de la tour Eiffel, le Jules Verne, repris par le non moins célèbre Alain Ducasse, offre dans le 7e arrondissement un choix unique, tout comme l'Atelier de Robuchon, que dirige avec talent Éric Lecerf, puis l'Arpège d'Alain Passard.

Paris représente pour tous les chefs connus et les stars dans leur pays une destination privilégiée, certes, mais surtout une banque de ressources qui fascine les Japonais. Et pour cause. Certains chefs, comme le réputé Hiroyuki Hiramatsu, coté à la Bourse de Tokyo et dont le chiffre d'affaires annuel s'élève à 100 millions de dollars, avec 18 restaurants répartis dans le monde, souhaitaient à tout prix s'installer dans la capitale française. Avec un macaron au Michelin, il est devenu, de même que son compatriote Tateru Yoshiro du restaurant Stella Maris, également étoilé, dans le 8e arrondissement, une étoile montante que les critiques et le public s'arrachent.

De nouveaux talents participeront également au festival de Montréal, comme William Ledeuil, qui sera présent chez Duel et qui propose une cuisine contemporaine, tout comme Gaël Orieux, du restaurant Auguste, dans le 6e arrondissement, qui officiera au Beaver Club et chez Europea.


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