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L'Orée du Bois devant le conseil d'arrondissement

CONSEIL D’ARRONDISSEMENT
DU XVIème ARRONDISSEMENT
SEANCE DU 10 MAI 2005


Avenant à la convention datée du 15 octobre 2001 concédant à la SA « Boulogne Restauration » le droit à l’occupation de l’établissement dénommé « L’Orée du Bois » situé route de la Porte des Sablons à la Porte Maillot dans le Bois de Boulogne à Paris 16ème arrondissement, afin d’y exploiter un bar-restaurant (DF 2005-0030).

M. GABORIAU, Adjoint au Maire, rappelle qu’en septembre 2001, le Conseil d’arrondissement, puis le Conseil de Paris avaient donné un avis favorable à une délibération concernant une convention portant droit à l’occupation de « l’Orée du Bois ». Depuis septembre 2001, rien ne s’est passé et « l’Orée du Bois » est resté dans le même état, malheureusement. Cette convention accordée en septembre 2001 était d’une durée de 14 ans et devait se terminer le 14 octobre 2015. Pour mémoire, il rappelle que le choix du concessionnaire avait résulté d’une procédure d’appel à candidatures, au terme de laquelle les propositions financières et le projet d’exploitation présentés par la SA Boulogne Restauration, filiale du groupe George V Restauration, avaient été retenus.

De fait et compte tenu de l’état de délabrement du site, suite à un incendie ayant ravagé les constructions, la société Boulogne Restauration a proposé de détruire intégralement l’édifice délabré en vue de reconstruire un nouveau bâtiment contribuant à la valorisation architecturale et paysagère de ce site. Afin de réhabiliter entièrement ce lieu emblématique du Bois de Boulogne grâce à une insertion du site dans son environnement végétal, une architecture audacieuse et des prestations culinaires de très grande qualité, la SA Boulogne Restauration a proposé de réaliser un important programme de travaux puisque le montant total des investissements était de 3.800.000 €. Dans cette perspective le concessionnaire avait donc déposé les permis de démolir et de construire dans le délai de 4 mois, soit le 4 février 2002. Or, à l’issue d’une première présentation du projet en novembre 2002, la Commission Départementale des Sites a émis un avis défavorable s’agissant du projet architectural présenté par le cabinet DWA-Plans Consultants, assorti de nombreuses recommandations invitant le concessionnaire a réexaminer intégralement les caractéristiques de ce projet afin de privilégier davantage son intégration. La société concessionnaire ayant fait appel au cabinet d’architectes Willmotte & Associés, a donc déposé le 9 avril 2003 un nouveau dossier de permis de construire complété par un dossier modificatif qui prend en compte la réduction du volume des bâtiments, la meilleure insertion en lisière du bois et l’éviction de l’association « les Vieilles Tiges » dont l’accueil sur ce site n’est pas conforme au règlement.

Après concertation avec le service départemental de l’architecture et du patrimoine (SDAP), le service du permis de construire et les représentants de l’exécutif municipal, la Commission départementale des sites a émis lors de sa séance du 22 janvier 2004 un avis favorable à ce nouveau projet. Les clôtures seront aménagées pour créer une grande transparence et une continuité visuelle entre les espaces végétalisés de la concession et le reste du bois.

En raison du coût élevé des travaux de reconstruction dont le montant actuel est évalué à près de 7.600.000 € (valeur 2005) au lieu de 3.800.000 €, modifiant la durée d’amortissement des investissements consentis pour ce projet, il est apparu nécessaire de réviser le cadre contractuel en vigueur par un avenant à la convention du 15 octobre 2001.
Dans ce cadre, le présent avenant revient à opérer à un simple réajustement du cadre conventionnel afin de permettre l’amortissement des travaux de reconstruction, sans pour autant modifier l’équilibre général du contrat et l’objet du projet d’exploitation présenté.

Aux termes de négociations financières, la société Boulogne Restauration a accepté le principe d’une durée de 22 ans à compter du jour où les autorisations d’urbanisme auront acquis un caractère définitif, assortie du versement de la redevance minimale annuelle dont le montant est réévalué à 400.000 € au lieu de 381.122 € à compter de la première année d’exploitation de l’établissement, avec une progression par tranche de 100.000 € chacune des
trois premières années suivant le démarrage des activités sur le site. En revanche, le dispositif de redevance proportionnelle au chiffre d’affaires n’est pas modifié et repose sur les activités de restauration initialement envisagées.

En conclusion, il apparaît que les difficultés rencontrées par le concessionnaire pour la mise en oeuvre de son programme de travaux, en accord avec les exigences formulées par les services culturels de l’Etat et les orientations de la municipalité parisienne, justifient pleinement la conclusion de cet avenant au regard des investissements consentis, du projet architectural et du retard dans le démarrage de l’exploitation.

M. GABORIAU espère, grâce à cette délibération, voir enfin le site de « l’Orée du bois » sortir de son état actuel déplorable pour disposer d’un bel établissement dans cet arrondissement. Il propose ainsi au Conseil d’Arrondissement d’adopter cette proposition de délibération.
M. LEBAN précise que le concessionnaire n’est pas responsable de la lenteur de la mise en travaux, celle-ci serait plutôt due à la volonté de l’Architecte de Bâtiments de France d’inclure ce site dans un environnement d’arbres qui fera disparaître presque totalement le bâtiment à la vue du public.
M. TAITTINGER signale qu’il approuve totalement cette proposition et s’exprime en reprenant les termes que Saint Thomas aurait pu tenir afin de « voir le moment final où la
reconstruction serait présentée ». Il verra alors si elle répond à la vision idyllique et écologique qu’en fait M. LEBAN.

La délibération, mise aux voix par M. TAITTINGER, est adoptée à l’unanimité.