Menaces sur les terrasses parisiennes

Les terrasses parisiennes font face à la pression accrue des associations de non fumeur. L’association Droits des non fumeurs (DNF) vient de lancer une procédure de citations à comparaître en justice contre une dizaine de cafés ou restaurants estimant que ces établissements ne respectaient pas les règles d’interdiction de fumer en vigueur sur les terrasses fermées.
La procédure repose sur des constats d’huissiers réalisés pour l’association, notamment dans les quartiers Saint-Germain et Bastille à Paris.

Les cafetiers et restaurateurs en infraction risquent jusqu’à 750 € d’amende, selon M. Audureau, président de l'association DNF. 
Depuis le 1er janvier 2008, il est interdit de fumer dans les bars, cafés et restaurants, mais il reste possible de fumer en terrasse dès lors que celle-ci est «à l’air libre». On peut aussi fumer si la terrasse est découverte ou si sa face la plus grande est «totalement ouverte», et à la condition «que l’endroit où l’on fume soit physiquement séparé de l’intérieur de l’établissement». 
Or, les abus, déjà dénoncés par l’association l’année dernière, «tendent à se généraliser», selon M. Audureau, pour qui l’on assiste à «la création de fumoirs sur les terrasses».

«De simple rappels à l’ordre auraient été suffisants», a dénoncé Robert Vidal, vice-président du Synhorcat, le deuxième syndicat du secteur, qui annonce qu’il «s’opposera à toute interprétation fallacieuse de la loi» par les associations anti-tabac.
En novembre dernier, des mesures réalisées par DNF avaient montré que les établissements avec terrasses fumeurs «ont en moyenne un air trois fois plus pollué» que ceux sans terrasses fumeurs, malgré le respect rigoureux de l’interdiction de fumer à l’intérieur de l’établissement.

Il est à craindre que ce genre d'action viendra marginaliser les non fumeurs. Les restaurateurs se retrouvant invité à fermer leurs fenêtres et de séparer les fumeurs des non fumeurs pendant les beaux jours.